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	<title>journal d&#039;esprit 1 &#187; argot</title>
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	<description>Bienvenue sur mon blog! Né de l&#039;encouragement de jeunes amis, il met en circulation des points de vue et des synthèses susceptibles de déplacer le curseur et de libérer la pensée.</description>
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		<title>Boudard ou le renouveau du picaresque</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Aug 2022 14:20:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[annstein]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[argot]]></category>
		<category><![CDATA[autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[la Cerise, 1972 étude littéraire I.« Nom propre du livre » (1), le titre est ici sans mystère, explicité par l’auteur lui-même dans la préface :« la cerise (dans son acception argotique), c’est la guigne, la poisse, la malchance » (p.12).   D’emblée nous comprenons que nous sommes en présence d’un ouvrage bilingue français/argot portant sur des équipées malheureuses, des histoires [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><strong><span style="font-size: large"><span style="text-decoration: underline">la Cerise,</span> 1972</span></strong></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="font-size: large">étude littéraire</span></strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://annstein.unblog.fr/files/2022/08/la-cerise.jpg" rel="lightbox[1252]"><img class="alignnone size-medium wp-image-1260" alt="La-Cerise" src="http://annstein.unblog.fr/files/2022/08/la-cerise-206x300.jpg" width="206" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">I.«<i> Nom propre du livre</i> » (1), le <b>titre</b> est ici sans mystère, explicité par l’auteur lui-même dans la préface :« <i>la cerise</i> (dans son acception argotique), <i>c’est la guigne, la poisse, la malchance </i>» (p.12). </span><span style="font-size: large"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">D’emblée nous comprenons que nous sommes en présence d’un ouvrage <b>bilingue français/argot</b> portant sur des équipées malheureuses, des histoires de voleurs et de receleurs, de flics et de réalité carcérale.</span><span style="font-size: large"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Et pour autant, le livre ne tombe pas des mains des non-initiés car Boudard a <b>le souci de son lectorat</b> : il use de l’argot de telle sorte que « <i>la vieille dame auvergnate puisse</i> (l)<i>e comprendre</i> » (2), sans recourir ni au <span style="text-decoration: underline">Petit Simonin illustré par l’exemple</span> (3) ni à <span style="text-decoration: underline">l’Argot sans peine : la méthode à mimile</span> (4). Le contexte permet à lui seul d’éclairer le sens. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Jugez plutôt : « <i>cet infernal boulot</i> (de cambrioleur) <i>demande des tas de qualités, seulement jusqu’au jour où l’on se fait crever… Être vif, observateur, perspicace, rusé… un peu d’esprit d’initiative, une certaine souplesse physique, beaucoup de sang-froid, et on décroche vite son C.A.P. En préparant les coups avec soin, on met neuf chances sur dix de son côté. Neuf… Reste le hic, le numéro dix! <span style="color: #3366ff">Un viceloque du truc se rétame la gueule, fatal.</span> Stop police! » (</i>p.259)</span></p>
<p style="text-align: center"> ***</p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Comme à l&rsquo;accoutumée,<strong> le récit est à la première personne</strong> : </span><span style="font-size: large">« <i>ça me dérange un peu de jouer moi aussi à l’auteur du récit vécu. Expérience! (…) Je m’en sens malgré tout le droit tout autant que ce jeune homme d’excellente famille qui aima sa gouvernante hollandaise et vous en fit un chef-d’œuvre à faire frémir le prix Nobel lui-même</i> » (p.26)</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Mais il retrace <b>l’autobiographie d’un anti-héros</b>, marginalisé par la naissance, la nature et la maladie. Bâtard, cossard et tubard, Alphonse suit son « <i>petit chemin de mauvais bonhomme</i> » (p.234) dans l’aventure délinquante (années 50-60) avant de se ranger dans l’aventure littéraire. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Avec <b>réalisme</b>, voire avec <b>naturalisme</b>, il nous plonge dans « <i>les égouts de Justice</i> » (246) et c’est l’occasion d’écrire parmi <strong>les plus belles pages de la littérature carcérale</strong> : « <em>La prison c’est d’abord une odeur. Quelque chose d&rsquo;invraisemblable pour les olfactifs délicats. Un mélange : rat crevé, pisse de chat, moisissure, merdes diverses, pieds douteux, gaz d’éclairage en fuite, mégots froids et puis la soupe aux choux, surie quotidienne. Pour lier l’ensemble, le crésyl désinfectant de l’Administration. Il vous traque ce parfum indéfinissable. Soir de Santé, Brise des Rungis. (…) C’est aussi, je n’oublie pas, la prison, des gueules. Des tas de gueules qui sont rassemblées là en vrac comme dans l’antichambre de l’enfer. Des tronches de malédictions qui  viennent de la nuit des temps! Qu’on ne croyait plus que c’était possible en plein XXème siècle, aux abords de la ville lumière! </em>» (p.19-20)</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Notes :</span></p>
<p>1. telle est la définition du titre que donnait Gertrude STEIN</p>
<p>2. <span style="text-decoration: underline">Monsieur Alphonse raconte son histoire de France</span>,  5ème épisode : l’édition et le cinéma, documentaire de Daniel COSTELLE, 1988, <p><a href="http://annstein.unblog.fr/2022/08/15/boudard-ou-le-renouveau-du-picaresque/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p>3. Albert SIMONIN, nouveau dictionnaire de l’argot, Gallimard, 1968</p>
<p>4. Alphonse BOUDARD et Luc ÉTIENNE, 1970, éditions la Table ronde</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>LIRE PLUS :</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong><a href="//annstein2.unblog.fr/2017/10/13/memoires-dune-etrangere-critiques/ANNSTEIN.UNBLOG.FR">ANNSTEIN2.UNBLOG.FR </a></strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>ET </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong><a href="//annstein2.unblog.fr/2017/10/13/memoires-dune-etrangere-critiques/ANNSTEIN3.UNBLOG.FR">ANNSTEIN3.UNBLOG.FR</a></strong></p>
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