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	<title>journal d&#039;esprit 1 &#187; autobiographie</title>
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	<description>Bienvenue sur mon blog! Né de l&#039;encouragement de jeunes amis, il met en circulation des points de vue et des synthèses susceptibles de déplacer le curseur et de libérer la pensée.</description>
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		<title>Boudard ou le renouveau du picaresque</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Aug 2022 14:20:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[annstein]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[la Cerise, 1972 étude littéraire I.« Nom propre du livre » (1), le titre est ici sans mystère, explicité par l’auteur lui-même dans la préface :« la cerise (dans son acception argotique), c’est la guigne, la poisse, la malchance » (p.12).   D’emblée nous comprenons que nous sommes en présence d’un ouvrage bilingue français/argot portant sur des équipées malheureuses, des histoires [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><strong><span style="font-size: large"><span style="text-decoration: underline">la Cerise,</span> 1972</span></strong></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="font-size: large">étude littéraire</span></strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://annstein.unblog.fr/files/2022/08/la-cerise.jpg" rel="lightbox[1252]"><img class="alignnone size-medium wp-image-1260" alt="La-Cerise" src="http://annstein.unblog.fr/files/2022/08/la-cerise-206x300.jpg" width="206" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">I.«<i> Nom propre du livre</i> » (1), le <b>titre</b> est ici sans mystère, explicité par l’auteur lui-même dans la préface :« <i>la cerise</i> (dans son acception argotique), <i>c’est la guigne, la poisse, la malchance </i>» (p.12). </span><span style="font-size: large"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">D’emblée nous comprenons que nous sommes en présence d’un ouvrage <b>bilingue français/argot</b> portant sur des équipées malheureuses, des histoires de voleurs et de receleurs, de flics et de réalité carcérale.</span><span style="font-size: large"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Et pour autant, le livre ne tombe pas des mains des non-initiés car Boudard a <b>le souci de son lectorat</b> : il use de l’argot de telle sorte que « <i>la vieille dame auvergnate puisse</i> (l)<i>e comprendre</i> » (2), sans recourir ni au <span style="text-decoration: underline">Petit Simonin illustré par l’exemple</span> (3) ni à <span style="text-decoration: underline">l’Argot sans peine : la méthode à mimile</span> (4). Le contexte permet à lui seul d’éclairer le sens. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Jugez plutôt : « <i>cet infernal boulot</i> (de cambrioleur) <i>demande des tas de qualités, seulement jusqu’au jour où l’on se fait crever… Être vif, observateur, perspicace, rusé… un peu d’esprit d’initiative, une certaine souplesse physique, beaucoup de sang-froid, et on décroche vite son C.A.P. En préparant les coups avec soin, on met neuf chances sur dix de son côté. Neuf… Reste le hic, le numéro dix! <span style="color: #3366ff">Un viceloque du truc se rétame la gueule, fatal.</span> Stop police! » (</i>p.259)</span></p>
<p style="text-align: center"> ***</p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Comme à l&rsquo;accoutumée,<strong> le récit est à la première personne</strong> : </span><span style="font-size: large">« <i>ça me dérange un peu de jouer moi aussi à l’auteur du récit vécu. Expérience! (…) Je m’en sens malgré tout le droit tout autant que ce jeune homme d’excellente famille qui aima sa gouvernante hollandaise et vous en fit un chef-d’œuvre à faire frémir le prix Nobel lui-même</i> » (p.26)</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Mais il retrace <b>l’autobiographie d’un anti-héros</b>, marginalisé par la naissance, la nature et la maladie. Bâtard, cossard et tubard, Alphonse suit son « <i>petit chemin de mauvais bonhomme</i> » (p.234) dans l’aventure délinquante (années 50-60) avant de se ranger dans l’aventure littéraire. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Avec <b>réalisme</b>, voire avec <b>naturalisme</b>, il nous plonge dans « <i>les égouts de Justice</i> » (246) et c’est l’occasion d’écrire parmi <strong>les plus belles pages de la littérature carcérale</strong> : « <em>La prison c’est d’abord une odeur. Quelque chose d&rsquo;invraisemblable pour les olfactifs délicats. Un mélange : rat crevé, pisse de chat, moisissure, merdes diverses, pieds douteux, gaz d’éclairage en fuite, mégots froids et puis la soupe aux choux, surie quotidienne. Pour lier l’ensemble, le crésyl désinfectant de l’Administration. Il vous traque ce parfum indéfinissable. Soir de Santé, Brise des Rungis. (…) C’est aussi, je n’oublie pas, la prison, des gueules. Des tas de gueules qui sont rassemblées là en vrac comme dans l’antichambre de l’enfer. Des tronches de malédictions qui  viennent de la nuit des temps! Qu’on ne croyait plus que c’était possible en plein XXème siècle, aux abords de la ville lumière! </em>» (p.19-20)</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Notes :</span></p>
<p>1. telle est la définition du titre que donnait Gertrude STEIN</p>
<p>2. <span style="text-decoration: underline">Monsieur Alphonse raconte son histoire de France</span>,  5ème épisode : l’édition et le cinéma, documentaire de Daniel COSTELLE, 1988, <p><a href="http://annstein.unblog.fr/2022/08/15/boudard-ou-le-renouveau-du-picaresque/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p>3. Albert SIMONIN, nouveau dictionnaire de l’argot, Gallimard, 1968</p>
<p>4. Alphonse BOUDARD et Luc ÉTIENNE, 1970, éditions la Table ronde</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>LIRE PLUS :</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong><a href="//annstein2.unblog.fr/2017/10/13/memoires-dune-etrangere-critiques/ANNSTEIN.UNBLOG.FR">ANNSTEIN2.UNBLOG.FR </a></strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>ET </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong><a href="//annstein2.unblog.fr/2017/10/13/memoires-dune-etrangere-critiques/ANNSTEIN3.UNBLOG.FR">ANNSTEIN3.UNBLOG.FR</a></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Barbara CASSIN, le Bonheur, sa dent douce à la mort, 2020 (Compte-rendu de lecture)</title>
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		<comments>http://annstein.unblog.fr/2020/11/11/le-bonheur-sa-dent-douce-a-la-mort/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Nov 2020 19:47:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[annstein]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[J’achève la lecture du Bonheur, sa dent douce à la mort. Portée par l’enthousiasme, j’invite à la lecture de cette « autobiographie philosophique », publiée en aout 2020, chez Fayard. Lycéenne, Barbara Cassin découvre qu’on peut faire métier de penser. Avec jubilation, elle décide qu’elle fera métier de philosophe. Mature, elle n’est pas sûre de chercher la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: large">J’achève la lecture du <b>Bonheur, sa dent douce à la mort</b>. </span></p>
<p><span style="font-size: large">Portée par l’enthousiasme, j’invite à la lecture de cette « autobiographie philosophique », publiée en aout 2020, chez Fayard.</span></p>
<p><a href="http://annstein.unblog.fr/files/2020/11/barbara-cassin-le-bonheur.jpg" rel="lightbox[1203]"><img class="size-medium wp-image-1204 aligncenter" alt="Barbara Cassin, le Bonheur..." src="http://annstein.unblog.fr/files/2020/11/barbara-cassin-le-bonheur-188x300.jpg" width="188" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Lycéenne, <b>Barbara Cassin</b> découvre qu’on peut faire métier de penser. Avec jubilation, elle décide qu’elle fera métier de philosophe.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Mature, elle n’est pas sûre de chercher la sagesse, de la vouloir ; alors, elle s’interroge : <b><i>pourquoi je pense comme je pense ?</i> </b></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Elle entreprend la généalogie de sa morale en composant ici le bouquet de phrases et d’histoires contre lesquelles, avec lesquelles elle s’est construite.</span></p>
<h2 style="text-align: justify"> <b><i>Non au mono</i></b></h2>
<p><span style="font-size: large"><i>-« Vous avez les plus belles jambes du monde, vous serez ma femme ou ma maitresse »</i></span></p>
<p><span style="font-size: large"><i>-« votre maitresse, jamais. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: large">Sur cet échange inaugural, le dandy, père de Barbara Cassin, et l’orpheline, sa mère, s’engagent dans l’Amour, unique, absolu.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large"><i>-« Voilà ce qu’est devenu l’Amour de ma vie ! »</i> Propos de colère, terribles, lâchés plus tard devant le corps nu de celle qui avait choisi de devenir l’épouse.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Témoin caché de la scène, Barbara est à jamais vaccinée contre la monogamie et l’inévitable « <i>hainamoration</i> » (comme dit Lacan.)</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Amants, fidélités multiples, union libre, elle est encouragée dans ses choix par Étienne (l’un des amants préférés) qui, après une longue séparation et des désirs non feints, la retrouve avec cette splendide « autorisation » à vivre : <i>« J’aime quand tu as le corps gai. » </i>Alors, elle vit au présent et cueille ce qui surgit dans sa vie : le baiser de René Char, donné dans un couloir de sa maison des Busclats tandis qu’elle débarrasse la table ; l’argent du péage, donné après les séminaires du Thor, comme un gage que tout reste possible entre eux.  L’idée jaillit que l’amour donne de la liberté.</span></p>
<h2 style="text-align: justify"><b>Non à la Vérité</b></h2>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Alors, elle ne choisit pas entre le vrai et le faux, le bien et le mal, car elle a retenu que son père a été sauvé de la Gestapo par un mensonge, proféré avec conviction par mère : <i>« Moi, épouser un juif, jamais ! »  </i>Le mensonge comme « <i>un art de combat » </i>devient une évidence et conduit Barbara à exercer son esprit critique<i> </i>contre la loi morale, kantienne<i> : </i>qu’est-ce que<i> </i>la vérité dans la société française sous l’Occupation quand on est juif et qu’on s’expose au sort que l’on sait ?</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">C’est avec le même recul qu’elle participe à la Commission Vérité et Conciliation, en Afrique du Sud : là, il ne s’agit pas d’établir la Vérité historique mais d’obtenir une « vérité ironique » (D. Tutu) celle qui tourne le Mal en Bien. Méthode socratique par excellence. Comment ? en libérant la parole des Afrikaners, en collectant suffisamment de fragments de vérité pour construire un nouveau peuple (le peuple arc-en-ciel). On les obtiendra par un « <em>chantage </em>» génial : l’amnistie ou la liberté en échange de la vérité que vous savez.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large">Avec des «<em> brins de vie</em> », Barbara Cassin a appris à penser par elle-même. C&rsquo;est-à-dire comme personne, en toute liberté.  Foin de la Vérité, de l’Universel, de l’Origine du Logos, de l’Un (Bien, Beau, Vrai, Mono), place aux possibles, aux choix, à l’attirance des contraires, au bonheur, à l’instant présent, au <i>Kaïros (1)</i>, aux Sophistes (en marge de la pensée «<em> bon teint </em>»), à l’esprit critique et au doute. Place à la fidélité à soi-même sans jamais être prisonnière de la Morale !</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large"><i>« Pas ça, pas moi ! » </i>Un mot d’ordre que je partage…</span></p>
<p style="text-align: justify">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p style="text-align: justify">Notes</p>
<p style="text-align: justify">1. Kaïros = le temps du moment opportun</p>
<p style="text-align: center"><strong>LIRE PLUS :</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong><a href="//annstein2.unblog.fr/2017/10/13/memoires-dune-etrangere-critiques/ANNSTEIN.UNBLOG.FR">ANNSTEIN2.UNBLOG.FR </a></strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>ET </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong><a href="//annstein2.unblog.fr/2017/10/13/memoires-dune-etrangere-critiques/ANNSTEIN3.UNBLOG.FR">ANNSTEIN3.UNBLOG.FR</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i> </i></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Egon Schiele : Le Moi, l’Eros et la Mort (une poésie expressionniste)</title>
		<link>http://annstein.unblog.fr/2012/04/22/egon-schiele/</link>
		<comments>http://annstein.unblog.fr/2012/04/22/egon-schiele/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 17:42:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[annstein]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Météore de la vie artistique viennoise, Egon Schiele est parvenu, en douze ans d’activité, à laisser une œuvre forte, prolifique et très personnelle, dont le succès (d’estime ou de scandale) ne s’est pas démenti depuis un siècle (la vente d’un paysage urbain, en juin 2011, a battu des records). Animée par l’énergie et l’extravagance de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif"><a href="http://annstein.unblog.fr/files/2012/04/egon-schiele-093.jpg" rel="lightbox[322]"><a href="http://annstein.unblog.fr/files/2012/04/egon_schiele_075.jpg" rel="lightbox[322]"><img class="size-medium wp-image-1103 aligncenter" alt="Egon_Schiele_ Autoportrait" src="http://annstein.unblog.fr/files/2012/04/egon_schiele_075-205x300.jpg" width="205" height="300" /></a></a></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">Météore de la vie artistique viennoise, <strong>Egon Schiele</strong> est parvenu, en douze ans d’activité, à laisser une œuvre forte, prolifique et très personnelle, dont le succès (d’estime ou de scandale) ne s’est pas démenti depuis un siècle (la vente d’un paysage urbain, en juin 2011, a battu des records).</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">Animée par <em>l’énergie</em> et <em>l’extravagance</em> de la jeunesse, les élans vitaux et une irrésistible curiosité pour le corps et le sexe, son œuvre est aussi marquée par une conscience <em>adolescente</em>, partagée entre la hâte de grandir (que traduit le fantasme de fonder une famille) et une <em>hantise</em> <em>de la mort</em>, que le décès prématuré du père, victime de syphilis, conjuguera à jamais avec le <em>plaisir sexuel</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">Il importera donc à ce Rimbaud de la peinture (décédé à 28 ans de la grippe espagnole) d’<strong>exprimer</strong> les tourments de sa vie intérieure, liés à la prise de conscience de la vulnérabilité de la condition humaine. Quelle que soit la technique (aquarelle, gouache, pastel, crayon/papier ou huile /toile) et quel que soit le <em>motif</em> (portrait, nu, arbre ou ville), Egon Schiele n’a, en effet, qu’un <em>sujet</em> : <strong>la tension que fait naître en lui l’affrontement entre pulsions de Vie et de Mort</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">À son service, un « crayon » rapide et nerveux, des compositions dépouillées et volontiers envisagées en vision plongeante ; mais reconnaissons que ces <em>moyens</em> sont aussi connus que les images érotiques et narcissiques de son mal de vivre ; alors, tournons notre regard vers les<strong> métaphores végétales et urbaines</strong>, plus rarement étudiées.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif"> </span></p>
<p style="text-align: center"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;font-size: large"><div class="album-post">
                        <div class="album-thumb">
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                            <strong>Album&nbsp;: Egon Schiele</strong><br /><br />
                            <span class="album-images-count">9 images</span><br />
                            <a href="#" onclick="print_album_266950(); return false;">Voir l'album</a>
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</span></p>
<ol style="text-align: justify">
<li style="text-align: left"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif"><strong>Autoportrait végétal </strong>:</span></li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;font-size: large;text-align: justify">Un rapide diaporama des </span><span style="font-size: large"><strong style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;text-align: justify">arbres</strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;text-align: justify"> et </span><strong style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;text-align: justify">tournesols</strong></span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;font-size: large;text-align: justify"> suffit pour comprendre qu’Egon Schiele n’est ni un Réaliste ni un Figuratif, au sens strict du terme ! il ne peint pas sur le motif, il ne décrit pas mais crée un monde, différent du monde réel. Pour lui, plus que pour quiconque,</span><span style="font-size: large"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif"><em style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;text-align: justify">« un paysage est un état d’âme »</em></span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">sur lequel il transpose sa propre névrose, réalisant ainsi une authentique image poétique (soit</span></span></span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;font-size: large"><em style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;text-align: justify">un transport de sens</em><span style="text-align: justify">, traduction littérale de μεταφορά</span><span style="text-align: justify">).</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">Tous ses végétaux, en effet, sont jeunes, frêles et mal enracinés au point d’avoir besoin de tuteurs et de s’apparenter au corps anorexique du peintre, dont les bras soutiennent la tête, douloureux siège de l’angoisse existentielle ; et tous disent la difficulté de croître et de se tenir debout, au sens propre comme au figuré.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">Tous sont si dépouillés ou sur le point de l’être, en proie au vent, au froid ou aux crépuscules des mortes saisons, qu’ils transmettent le même sentiment de vulnérabilité que les nus, arides terrains d’affrontement entre Eros et Thanatos.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">Leurs troncs et leurs branches sont distordus au point d’exprimer la souffrance avec la même vigueur que les mains disloquées, et la même expressivité que les visages grimaçants.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">Enfin, ils se détachent sur un fond toujours irréel, souvent terne, et transmettent une écrasante sensation de mélancolie. Symboles de fécondité et de flétrissure, les végétaux sont, à l’instar des humains, soumis aux cycles naturels ; la Mort rode sous leur écorce comme elle rode sous la peau et les tourments de la nature donnent à voir ceux de l’homme.</span></p>
<p style="text-align: center"><span style="text-align: center;font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">***</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif"> I<strong>I. Autoportrait urbain :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">De même qu’il se sent aussi nu et vulnérable qu’un petit arbre d’automne, Egon Schiele se sent aussi <em>mort-vivant</em> qu’une <strong>ville</strong> de sa composition.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">Une ville toujours provinciale, tragiquement vide, fluviale et dont la partie supérieure ou inférieure est occupée par une eau, qui fait planer la menace d’une catastrophe naturelle.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">Une ville, appréhendée en vision plongeante, sans autres traces de présence humaine que du linge ou des barques, dont le tissu urbain est si serré qu’il dit l’asphyxiante difficulté d’y vivre, et dont les maisons, aux murs obliques par rapport à l’horizon, semblent bruire de rumeur et grimacer. (Vienne 1900, lieu de naissance de la Psychanalyse, était hypocrite et refoulée, alors quelle devait être l’ambiance dans les petites villes de Province, <strong>Stein</strong> ou <strong>Krumau</strong>, où le peintre s’établit momentanément, fut victime de calomnie et incarcéré pour obscénité ?&#8230;)</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">Enfin, une ville aux lignes courbes, comme prise dans un vortex, qui donne une idée du gouffre intérieur dans lequel la conscience de notre hypersensible est aspirée.</span></p>
<p style="text-align: center"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">***</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">Il est donc juste de dire que les paysages, naturels ou urbains, ne sont pas peints pour eux-mêmes, mais sont des moyens d’expression du Moi et de l’Eros, des <strong>métaphores</strong> du mal être existentiel, des procédés d’introspection.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif"> Et il n’est pas surprenant qu’ils soient dessinés avec la même force, les mêmes lignes coupantes et sures, la même sobriété et les mêmes positions incongrues que les nus ou les autoportraits.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">En poète plasticien, Egon Schiele a inventé un style capable d’exprimer son <strong>ego </strong>tourmenté, sa vigoureuse <strong>libido</strong> d’adolescent angoissé et sa colère devant <strong>la précarité du vivant</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">Un style<strong> expressionniste</strong>, où la couleur joue un rôle moindre que dans l’Expressionnisme allemand, mais qui ouvre la voie à l’Abstraction et qui concurrence la Poésie dans l’expression de l’indicible.</span></p>
<p style="text-align: center"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif"> ***</span></p>
<p style="text-align: center"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif"><strong>VOUS POUVEZ VOIR LE FILM ICI :</strong></span></p>
<p style="text-align: center"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif"><p><a href="http://annstein.unblog.fr/2012/04/22/egon-schiele/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif">&lt;a href=&nbsp;&raquo;http://www.123ici.com/annu.asp/num/2474/site/316807&Prime; Target=&nbsp;&raquo;_blank&nbsp;&raquo;&gt;Annuaire des Blogs &#8211; inscrivez votre Blog !&lt;/a&gt;</span></p>
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<p style="text-align: justify"><span style="font-size: large;font-family: arial, helvetica, sans-serif"> </span></p>
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