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	<title>journal d&#039;esprit 1 &#187; cinéma</title>
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	<description>Bienvenue sur mon blog! Né de l&#039;encouragement de jeunes amis, il met en circulation des points de vue et des synthèses susceptibles de déplacer le curseur et de libérer la pensée.</description>
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		<title>Reste un peu, film de Gad Elmaleh</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Nov 2022 09:25:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[annstein]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Steinberg-Viéville]]></category>
		<category><![CDATA[catholicisme]]></category>
		<category><![CDATA[Gad Elmaleh]]></category>
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		<category><![CDATA[quête identitaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Un film d’une rare intelligence, qui sonne toujours juste même si fiction et réalité se mêlent ; la confrontation des points de vue (juif, catholique et sceptique) donne de la profondeur au scénario, qui poursuit une quête d’identité plus encore qu’une quête spirituelle. Cette quête passe par un exil de soi et Gad interprète à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter" alt="Reste un peu, film de Gad Elmaleh dans cinéma 1527673" src="https://fr.web.img2.acsta.net/pictures/22/09/23/13/14/1527673.jpg" width="604" height="820" />Un film d’une rare intelligence, qui sonne toujours juste même si fiction et réalité se mêlent ; la confrontation des points de vue (juif, catholique et sceptique) donne de la profondeur au scénario, qui poursuit <strong>une quête d’identité</strong> plus encore qu’une quête spirituelle.</p>
<p>Cette quête passe par un exil de soi et Gad interprète à merveille cet état de perdition. Pour revenir à soi-même, on peut emprunter divers chemins dont celui  du cœur ou de la raison ?</p>
<p>Ces voies partagent le Christianisme (sensible) du Judaïsme (toujours cérébral et donc irrésistiblement drôle). Ainsi le film confronte l’austérité juive avec les charmes du Baroque (le beau, le spectaculaire, le faste catho, les idoles aussi &#8211; cf. la désopilante évocation de l’enterrement et la réplique d’anthologie « j’aurais aimé être à la place du défunt.»)</p>
<p>J’avoue avoir beaucoup ri aux propos des rabbins qui démontrent que <i>ce qu’il y a de juste dans la chrétienté c’est la judéité</i>, dont on ne peut pas sortir, et qui développent la question : une conversion pour quoi faire ? Puisque l’important est de revenir à soi.</p>
<p>En ce qui concerne Gad, revenir à l’émotion d’enfance, ressentie à Casablanca, lorsqu’il est entré par effraction dans une Eglise. Autrement dit, revenir à sa nature éminemment sensible,  qui fait de lui un artiste.</p>
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		<title>J&#8217;Accuse de Roman Polanski (2019)</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Nov 2019 13:49:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[annstein]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire Dreyfus]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Steinberg-Viéville]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[honneur]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Polanski]]></category>

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		<description><![CDATA[Un grand opus : pour la construction du scénario, habilement resserrée autour du point de vue du colonel Picquart (Jean Dujardin, que j’ai trouvé magistral dans ce rôle d’enquêteur obstiné, froid, sans empathie) : ainsi le spectateur mène l’enquête avec lui, entre dans un thriller et oublie qu’il connait le dénouement. pour le casting (Comédie [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline"><a href="http://annstein.unblog.fr/files/2019/11/jaccuse-affiche1.jpg" rel="lightbox[1139]"><img class="size-medium wp-image-1140 aligncenter" alt="j'accuse affiche" src="http://annstein.unblog.fr/files/2019/11/jaccuse-affiche1-221x300.jpg" width="221" height="300" /></a></span></p>
<p>Un grand opus :</p>
<ul>
<li>pour la construction du scénario, habilement resserrée autour du point de vue du colonel Picquart (Jean Dujardin, que j’ai trouvé magistral dans ce rôle d’enquêteur obstiné, froid, sans empathie) : ainsi le spectateur mène l’enquête avec lui, entre dans un <i>thriller</i> et oublie qu’il connait le dénouement.</li>
<li>pour le casting (Comédie française oblige) et la direction d’acteurs : le double jeu, les ambiguïtés, notamment ceux du colonel Henry (Grégory Gadebois,), sont traités par l’ironie (subtilité du second degré dont on raffole.) La liberté de Pauline Monnier (Emmanuelle Seigner) est exprimée tout en finesse et demi-teintes.</li>
<li>pour l’absence de pathétique : réduit à néant par la dégradation, déporté sur l’Ile du Diable, le capitaine Dreyfus (Louis Garrel) passe après la Justice ; ni lamentations, ni sentimentalité dans ce combat pour la vérité et l’honneur.</li>
<li>pour la cadrage : dès la scène inaugurale, dans la cour de l‘École militaire, on est pris par l’affaire judiciaire.</li>
<li>pour le traitement de l’antisémitisme, plus intemporel que circonstanciel (les scènes de lynchage et d’autodafé échappent à la reconstitution historique, ni de 1897, ni des années 30, elles sont aussi d’aujourd’hui.)</li>
</ul>
<p>Un regret :</p>
<p>J’eusse aimé que la paternité du titre<i> J’Accuse… !</i> fût rendue à Clémenceau ; sa brève apparition au côté de Zola pût permettre de rendre hommage à l’immense journaliste qu’il fut aussi. (Mais il est vrai que Clémenceau compte parmi mes héros nationaux, d’où ce bémol…)</p>
<p>&nbsp;</p>
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